On y a pris goût, alors voici le Tome3 :
L’histoire : Shizuku fait la connaissance d’un restaurateur dont la réputation a été ternie par Issei, son rival oenologue et critique gastronomique ! Ce dernier a publié un article ravageur sur l’établissement car le choix des vins y était décevant. En goûtant le même menu, Shizuku comprend alors la raison. Ce n'était pas le vin qui était mauvais, mais le mariage entre l'arôme des vins et celui des plats qui n'était pas le bon. Le voici donc parti avec Miyabi à déterminer quels vins s'accordent avec les plats. Avec un terrain parfois glissant : le chablis et les vins blancs ne sont pas encore les plus connus de Shizuku.
Notre avis : délaissant pour une fois le duel que doivent se livrer Issei et Shizuku, le manga nous entraîne dans la connaissance des vins blancs français ou italiens, ainsi que sur leur choix.
Plus cette série avance, plus elle offre un goût fruité en bouche. La couverture n'est pas qu'une belle robe. Elle abrite aussi un manga de caractère, approuvé par des sommeliers de renom français qui voient en ces pages une excellente façon, ludique, de s'instruire et d'aimer le vin du terroir français. Et il est vrai que même quand on n'est pas spécialement amateur de vin, on se retrouve happé par cette recherche des saveurs.
Je la trouve de plus en plus excellente. J'ai eu l'occasion de la faire découvrir à des amis qui n'avaient jamais eu de manga en mains... et ils m'ont vite demandé la suite !. Comme quoi, les préjugés sont parfois capables de laisser la place au bon goût.
Quelques petites précisions : les retombées économiques du manga ne semblent pas négligeables pour les producteurs français, en particulier bourguignons comme les Côtes de Nuits (Chambolle-Musigny, Morey-Saint-Denis, Nuits-Saint-Georges. Les ventes japonaises et coréennes (où le manga se vend bien) des vins de Bourgogne ont ainsi progressé.
À la différence de l'Europe et des États-Unis, le marché de la bande dessinée au Japon n'est pas un marché de niche mais bel et bien un phénomène de masse qui touche une part énorme de la population (on estime à 50 % le nombre de japonais qui lisent au moins un manga par semaine) et génère une importante activité économique. Il convient de savoir que les manga japonais sont moins chers qu'en Europe.